Le carnet de bord de 888G
Après une saison riche en événements, Geoff dresse un bilan positif qui lui a permis d’engranger quatre titres sur le circuit Future, dont trois de suite.

Quel bilan dresses-tu de ta saison ?
J’ai envie de dire que c’était plutôt une bonne saison. Le début a été difficile avec beaucoup de défaites au premier tour des Challengers. J’ai discuté avec mon staff et mes proches afin de trouver une autre approche. Les résultats sont arrivés sur terre battue où j’ai gagné mon premier Future en Tunisie. J’ai enchaîné des demies et des finales. À Roland-Garros, j’ai connu une période creuse, je ne savais plus trop où j’en étais. Je me suis séparé de mon ancien staff (fédéral) et j’en ai un nouveau depuis (privé). C’est là que le déclic a eu lieu. Mes trois titres de suite en Future ont lancé ma saison et depuis j’essaie de surfer dessus. J’ai obtenu ma première wild card pour un tableau final à l’US Open. J’ai encore un cap à franchir, c’est celui des Challengers. Je vais mettre l’accent là-dessus l’année prochaine avec les gros tournois ATP 250… Dans l’ensemble, c’est une bonne saison, mais je dois encore travailler physiquement. C’est ce qui me manque pour passer un cap dans les 150 et 100. Voilà pourquoi je vais effectuer une grosse période foncière en décembre.

Tu ne savais plus où tu en étais. Que veux-tu dire ?
Quand on a peu de victoires, on a toujours des doutes sur comment on est, comment on se sent. J’ai beaucoup discuté, à l’époque avec mon ancien staff, mais aussi des coachs qui m’ont toujours soutenu comme Salame (Bakfalouni) et « Dom » (Dominique Cissé). On a essayé de trouver une autre approche pour les tournois. Cela m’a beaucoup aidé. Quand tu es en confiance, ce n’est pas le souci, tout s’enchaîne. Le plus compliqué est de commencer. C’est dur quand on n’arrive pas à mettre en place ce que l’on veut. On panique, on se pose des questions. J’ai réussi à changer ma façon de résonner et à être positif.

Était-ce une sorte de pression ?
Oui, j’en avais par rapport à ce que les autres faisaient et moi pas. Avant je regardais les résultats, maintenant je pense à moi, je trace ma route. Je fais ma vie de mon côté. Sortir du giron fédéral m’a finalement fait du bien car on se regardait tous au CNE.

Quel est ton meilleur moment de l’année ?
Sans hésiter, c’est le jour où j’ai appris l’obtention ma wild card pour l’US Open. Je finis mon dernier match en Turquie, où je gagne un troisième tournoi, je reçois un message personnel du président Giudicelli pour me l’annoncer.

Et le pire ?
Le pire, je pense que c’est ma défaite au premier tour des qualifications de Roland-Garros. Revenir un an après mon titre chez les juniors où l’émotion avait été très forte, et perdre comme ça, sans faire le match que je voulais, c’était dur…

Quel est ton meilleur tournoi ?
J’ai beaucoup aimé le Challenger d’Orléans, je m’y sentais bien. Maintenant, je dirais que l’US Open était le must. Les conditions étaient exceptionnelles, j’ai pu m’entraîner avec les meilleurs.

La fin de saison a été plus complexe, comment l’as-tu vécue ?
La saison a été longue, avec beaucoup de matchs, j’ai ressenti de la fatigue mentale. J’ai joué beaucoup de Top 100. J’avais besoin de souffler et faire une grosse période de préparation foncière pendant cinq semaines avec l’académie (All In Academy à l’Aquaboulevard de Paris-ndlr) avec deux tournois français, à Caen et Bourg-de-Péage.

Où as-tu le plus progressé ?
Je pense que c’est le service et le jeu vers l’avant. J’arrive à mettre plus de percussion. C’est là que se joue le tennis professionnel comme on peut le voir avec un Lucas Pouille qui est très agressif et qui frappe fort dans la balle.

Quel est ton axe de progression ?
C’est physiquement et ce sera la priorité de la préparation. Je pense avoir le tennis et le mental, mais je manque encore un peu de gabarit et de force.

Penses-tu avoir trouvé ton identité de jeu ?
Je pense que je suis toujours un contreur, c’est ma force principale, et je dois continuer à la travailler, mais je dois également développer d’autres qualités. C’est le cas du jeu vers l’avant.

2017 en chiffres…
4… soit le nombre de titres remportés par Geoffrey en 2017 (Hammamet, Bourg-en-Bresse et 2 à Istanbul).
348… soit le nombre de places maximales prises par Geoffrey en 2017.
289… soit son meilleur classement en 2017.

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