Le carnet de bord 888G
Bénéficiaire de la wild-card française, Geoffrey Blancaneaux a vécu sa première expérience dans un tableau final de Grand Chelem. Un exercice enrichissant qui lui a permis de saisir les progrès à réaliser pour revenir encore plus fort.

Geoffrey, raconte-nous cette première à l’US Open…
Je n’étais pas totalement dépaysé en arrivant, car ayant participé aux juniors, je connaissais le club, la ville, le stade… Ce qui a été réellement différent, ce sont les entraînements. Je me suis beaucoup entraîné avec les « top players », les Tsonga, Chardy, Mannarino, quelque chose auquel je n’étais pas habitué. J’ai aussi effectué une très bonne séance avec Gilles Muller. C’était assez incroyable. J’étais un peu stressé au départ, je ne savais pas vraiment où je devais me placer. Peu à peu, j’ai réussi à prendre mes marques. Le discours de mes entraîneurs m’a aidé justement.

Que veux-tu dire par le fait que tu ne savais pas où te placer ?
Je rentrais dans un nouveau monde, tout était nouveau pour moi. C’était une nouvelle étape à franchir depuis que je suis passé pro. C’était assez similaire à mon arrivée chez les juniors. On ne sait pas vraiment où « se situer », on ne sent pas encore à sa place.

Comment se sont passées ces premières séances avec des joueurs du Top 100 ?
J’ai effectué mon premier entraînement avec Jo (Tsonga). On n’a pas eu le temps de discuter car il a dû écourter sa séance à cause d’une ampoule. J’ai donc pas mal échangé avec Thierry (Ascione, le coach de Jo-Wilfried Tsonga), mais aussi Nicolas Copin, l’un de mes coachs.

Quels ont été les mots des coachs ou des joueurs ?
Ils m’ont expliqué leur approche, la bonne gestion d’un match en cinq sets, la préparation mentale… C’est plein de conseils importants à prendre. Pour l’instant, j’ai envie de le garder pour moi. Ce qui se dit entre nous, dans le vestiaire, doit y rester (sourire).

Et le premier briefing avant un match de Grand Chelem ?
Le discours était axé sur mon adversaire (Yuichi Sugita) et comment je devais mettre en place mon jeu. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le match, j’ai ressenti un peu de pression. Petit à petit, je me sentais mieux et l’arrêt, à cause de la pluie, a coupé mon rythme. C’était aussi la première fois que j’affrontais un joueur du Top 100.

« Je progresse bien, le travail effectué est de qualité »

Qu’est-ce qui change face à ces joueurs ?
J’ai réellement vu le niveau qu’il faut pour évoluer dans ces tournois. Quand on fait des Futures, il y a encore des joueurs qui sont irréguliers dans les matchs et connaissent des passages à vide. Dans le Top 100 et Top 50, ils sont beaucoup plus constants. Il me manque encore cette régularité, y compris mentalement où je dois arriver à être plus concentré tout au long d’une rencontre. C’est là que je dois travailler.

Avoir vécu cette première en Grand Chelem à New York rend l’expérience encore plus particulière…
J’adore cette ville, c’est une de mes villes favorites. Le contexte est super, l’ambiance est réellement géniale, à la « cool ». Ça leur ressemble. Les gens vivent le tennis. J’en garde de très bons souvenirs. Je veux y retourner dès l’année prochaine et par mes propres moyens.

Estimes-tu être sur la bonne voie, la bonne direction ?
C’est toujours difficile à savoir, mais je progresse bien, le travail effectué est de qualité. Je me sens bien dans ma peau et c’est quelque chose qui compte et qui me semble être essentiel dans la réussite. Je suis bien sur le terrain et je retrouve des bonnes sensations que j’avais perdues avant Roland-Garros. Cela a été une période compliquée, plus dure mentalement. J’ai réussi à retrouver cette envie.

Quel bilan dresses-tu des premiers mois avec la All In Academy ?
Le feeling a été excellent dès le début ! Tous mes coachs (Marc Gicquel, Nicolas Devilder, Thierry Ascione et Nicolas Copin) se complètent parfaitement. Ils ont le même discours et veulent ma réussite.

 

Progression au classement depuis janvier 2017...

 

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